Vaucresson, France,
30
Mars
2016
|
12:00
Europe/Amsterdam

La Toyota Mirai ne craint pas le froid et annonce son arrivée en Suède et en Norvège

  • La Suède et la Norvège commercialiseront la Toyota Mirai à pile à combustible hydrogène dès l’été 2016, après son lancement au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark (2015) et en Belgique (début 2016) ; les Pays-Bas suivront d’ici fin 2016.
  • La montée des préoccupations environnementales et des investissements dans les infrastructures d’approvisionnement en hydrogène ouvrent la voie à cette voiture écologique sans émissions.

Le futur est à portée de main pour les Suédois et les Norvégiens qui s’intéressent à la Mirai (« futur » en japonais), la berline à pile à combustible zéro émission de Toyota. Dès cet été, elle sera en vente dans ces deux pays nordiques, après les autres pays européens qui l’ont lancée en 2015 (Royaume-Uni, Allemagne et Danemark) ou début 2016 (Belgique). Viendront ensuite les Pays-Bas avant la fin de l’année. Son lancement au Japon remonte à décembre 2014 et, en dehors de l’Europe, elle est commercialisée aux États-Unis depuis 2015.

Davantage de stations-service
En Norvège, ce lancement coïncide avec l’engagement par deux fournisseurs locaux d’hydrogène (HyOP et Uno-x) d’installer plus d’une vingtaine de stations-service sur tout le territoire d’ici à 2020, en complément des cinq stations déjà implantées à l’Est du pays. Les stations d’hydrogène devraient aussi constituer l’une des priorités du Plan National de Transport 2018-2029, doté d’un financement supplémentaire. Les clients Toyota pourront bénéficier des mêmes avantages que pour les véhicules électriques, c’est-à-dire l’exonération à l’achat de la TVA et d’autres taxes, l’accès aux voies de bus et la gratuité des péages.

« C’est une étape décisive pour Toyota Norvège, » assure Espen Olsen, directeur Communication de la filiale. « Nous sommes convaincus qu’elle marque le début d’un mouvement d’envergure et que cette technologie jouera un rôle essentiel dans la réduction des émissions des transports routiers du pays, en aidant ainsi la Norvège à atteindre ses objectifs climatiques. » En amont du lancement, la Toyota Mirai a fait l’objet d’essais exhaustifs sur les routes locales, des tests réussis haut la main ! Elle a notamment prouvé qu’elle supportait sans faillir la rigueur habituelle des hivers norvégiens. « L’habitacle chauffe très vite grâce à la chaleur naturellement produite par le fonctionnement de la pile, sans incidence sur l’autonomie de la voiture. »

De l’hydrogène 100 % vert
À l’instar de sa voisine la Norvège, la Suède possède déjà un certain nombre de stations d’hydrogène dans des grandes villes telles que Stockholm, Göteborg et Malmö, de nouvelles ouvertures étant prévues en cours d’année (à Mariestad et dans la capitale Stockholm qui comptera une station de plus). L’approvisionnement en hydrogène est facile dans ce pays puisqu’il est produit sur place et basé à 100 % sur des énergies renouvelables, comme au Danemark. Bengt Dalström, directeur Communication de Toyota Suède : « Nous considérons l’arrivée de la Toyota Mirai comme un moyen d’accélérer le développement d’une infrastructure d’hydrogène en Suède. »

Un rôle clé pour la Mirai
Au départ, les ventes de la Toyota Mirai dans ces deux pays seront relativement faibles, mais elles devraient augmenter sensiblement d’ici 2020. Toyota prévoit d’en vendre environ 3 000 exemplaires par an dans le monde à partir de 2017, puis 30 000 à partir de 2020. Comme la voiture n’émet que de la vapeur d’eau en roulant, elle contribuera à l’objectif stratégique “Toyota Environmental Challenge 2050”, qui vise notamment à réduire les émissions de CO2 de 90 % en 2050 comparativement aux niveaux de 2010.

Première berline à hydrogène au monde, la Mirai bénéficie de la recherche et du développement menés par Toyota sur les piles à combustible depuis plus de deux décennies, ainsi que de son expérience unique au monde en matière de motorisation hybride. En produisant de l’électricité à partir d’hydrogène au sein d’une pile à combustible, la Mirai ne rejette à l’échappement que de l’eau. De plus, son autonomie d’environ 500 km supporte la comparaison avec les voitures à essence et il ne faut que trois minutes environ pour faire le plein.