L’hybride rechargeable : une technologie validée par des essais à grande échelle
- La technologie hybride rechargeable, validée et optimisée par les remontées clients d'un programme international d'essais de cinq ans
- Le « meilleur des deux mondes » : une autonomie électrique accrue et aucune crainte de la panne
Initiée en juillet 2007, dix ans après le lancement de la Prius originelle, la première phase concernait une vingtaine de véhicules dont quatre étaient testés en Europe. Elle visait à étayer la R&D par des essais routiers en conditions réelles, en France et au Royaume-Uni notamment, en examinant particulièrement les réactions des utilisateurs face à cette nouvelle technologie.
Parallèlement, l'étude des possibilités de développement d'une infrastructure de recharge public/privé étant indispensable à la viabilité du projet VHER, cette première phase a également donné le coup d'envoi du partenariat actuel entre Toyota et EDF, présent dans de nombreux pays européens.
En décembre 2009 a débuté la seconde phase du programme : celle-ci était axée sur des opérations ciblées de location longue durée impliquant quelque 600 prototypes dans le monde, dont 200 remis à des partenaires et clients sélectionnés, dans dix-huit pays européens.
Le volet européen de ces essais a débuté à Strasbourg fin avril 2010, et une centaine de Prius Rechargeables prototypes ont été louées pour trois ans à des entreprises privées, des partenaires institutionnels, des collectivités locales, des fournisseurs d'énergie et une société d'autopartage.
Bien connue pour être « l'autre capitale de l'Union Européenne », Strasbourg a mis en place depuis un certain temps une politique de mobilité particulièrement pionnière : c'était donc le site idéal pour une démonstration à grande échelle des qualités d'usage de la Prius Rechargeable en milieu urbain.
Simultanément, EDF a commencé à créer l'indispensable infrastructure en installant des points de recharge sur les sites des partenaires du projet, dans des parkings publics et sur la voie publique, ainsi que des prises renforcées au domicile des usagers.
Une vingtaine de véhicules ont été mis en circulation au Royaume-Uni, et une quinzaine d'autres en Allemagne. Toyota a également testé la Prius Rechargeable à l'échelle mondiale, auprès de participants basés au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon et aux états-Unis.
Analyse en conditions réelles du comportement d'un conducteur de VHER
En Europe comme dans le monde, ces essais routiers ont permis à Toyota d'affiner sa R&D sur les VHER. Les enseignements tirés de leur utilisation en conditions réelles l'ont amené à mieux comprendre les attentes de la clientèle vis-à-vis de la technologie hybride rechargeable, tout en promouvant le développement d'une infrastructure de bornes de recharge ouvertes au public.Tous les prototypes de Prius Rechargeable en location étaient équipés d'un dispositif enregistreur de données qui en suivait l'usage quotidien — notamment le moment et la fréquence des recharges, le niveau de décharge atteint par la batterie avant recharge, la durée des trajets, le pourcentage d'utilisation et la distance parcourue en mode EV ainsi que la consommation de carburant.
Ces véhicules ont beaucoup roulé, tant en ville que sur route, et sur longues distances. Ainsi, avec un kilométrage annuel moyen de 13.180 km, les participants ont cumulé près de 800.000 km d'expérience de conduite.
Dans la mesure où 70 % des trajets étaient inférieurs à 25 km, l'autonomie en mode électrique non polluant couvrait donc une large part des besoins journaliers des utilisateurs. 42 % d'entre eux effectuaient également des trajets de plus de 100 km au moins une fois par semaine — distance que le VHER permet de couvrir sans craindre la panne électrique, à la différence d'un véhicule purement électrique.
Selon les chiffres obtenus en conditions réelles, la Prius Rechargeable consomme, à catégorie égale, 36 % de moins que le diesel le plus sobre et presque 50 % de moins que la voiture à essence la plus sobre. Les utilisateurs ayant tiré le meilleur parti de son potentiel et de l'infrastructure de recharge existante ont même obtenu une consommation d'essence inférieure à 2,0 l/100 km !
Technologie hybride rechargeable : une autonomie électrique allongée, sans contraintes
L'électricité offre une alternative très intéressante au pétrole : elle peut être produite à partir de sources renouvelables comme l'énergie solaire, éolienne, marémotrice ou hydro-électrique, est facile à approvisionner et carboneutre au point de consommation.Toutefois, si les mérites écologiques des voitures électriques ne sont plus à vanter pour les trajets quotidiens en agglomération, leurs perspectives de développement sont pour l'instant pénalisées par le poids, la taille et le coût des batteries de grande capacité nécessaires à une autonomie satisfaisante, et par le manque d'infrastructure de recharge.
Avec sa technologie VHER, Toyota résout les problèmes d'autonomie, de coût et d'infrastructure. En effet, la Prius Rechargeable est une voiture Full Hybrid, sur laquelle le moteur électrique et le moteur thermique peuvent tous deux entraîner les roues. Le mode tout électrique EV étendu sert la conduite en ville, tandis que le moteur à essence du groupe hybride lui assure une réelle autonomie sur longues distances.
Intérêt supplémentaire de son autonomie électrique accrue et de ses émissions de CO2 ultra-faibles : la nouvelle hybride rechargeable Toyota ouvre droit à diverses primes à l'achat et avantages fiscaux dans plus de dix pays européens — source de répercussions non négligeables sur le coût d'achat et d'utilisation.
Plutôt que de se substituer l'une à l'autre, la version rechargeable et la Prius normale coexisteront sur le marché pour de nombreuses années.