15
Juillet
2019
|
13:52
Europe/Amsterdam

Toyota commence à tester la conduite autonome sur les routes européennes

Résumé
  • Un véhicule autonome va rouler dans le centre de Bruxelles, en présence d’un conducteur capable de prendre la main
  • L’objectif est d’étudier l’impact de la multiplicité des comportements humains sur les systèmes de conduite autonome
  • La mise en place de tests sur les routes européennes viendra compléter l'apprentissage de la voiture, après des essais réussis au Japon et aux États-Unis

Toyota Motor Europe (TME) annonce le lancement d’un essai de conduite autonome sur la voie publique en Europe. Fort du succès des simulations et des essais réalisés sur circuits fermés, TME transpose maintenant ses solutions développées en interne à un cadre urbain réel : le centre très animé de Bruxelles, en Belgique. Au cœur des institutions européennes, une Lexus LS répétera donc le même trajet en boucle au cours des treize mois à venir.

Gerald Killmann, Vice-président Recherche & Développement de TME : « Au sein du groupe international Toyota, le centre de R&D bruxellois de TME est le pôle d’excellence régional en matière de vision artificielle : ce qui permet aux ordinateurs de “voir” et “comprendre” leur environnement. L’objectif ultime de Toyota est zéro victime de la route, celui de ces essais est d’étudier les comportements divers et complexes des humains et leur impact sur les besoins des systèmes de conduite autonome. Il est donc essentiel de comprendre les comportements, face à la complexité et à la population très diverse d’une grande ville comme Bruxelles, la capitale européenne où cohabitent plus de 184 nationalités. Après le succès des essais menés sur routes ouvertes au Japon et aux États-Unis, nous ajoutons maintenant le contexte européen au système d’apprentissage de la voiture. »

Christophe Vanoerbeek, Bruxelles Mobilité : « La Région de Bruxelles-capitale en général et Bruxelles Mobilité en particulier tiennent à rester à la pointe de l’évolution technologique en matière de véhicules autonomes. Tout en privilégiant la sécurité, nous sommes conscients du potentiel de cette solution pour la mobilité urbaine. Preuve en est avec notre plan régional de mobilité, Good Move, et avec l’une des cinquante actions que nous avons mises en place pour concrétiser notre vision : anticiper l’automatisation des véhicules. Notre étude stratégique ambitieuse sur le passage à la conduite autonome définit les étapes nécessaires à l'édification d’un cadre robuste et au bon développement de ces véhicules. Je penser que nous pouvons être fiers de voir notre ville et notre région servir de laboratoire à ce type de solutions d’avant-garde. Nous encourageons vivement l’innovation dans la mobilité, une politique reconnue au plan international. »

La sécurité d’abord

La Lexus LS est une voiture de série normale qui roulera dans des rues normales. Seule différence : l’ensemble de capteurs montés sur le toit, dont un système de télédétection laser LIDAR, des radars, des caméras et un dispositif de géolocalisation ultra-précis. À bord, le conducteur de secours, capable de reprendre la main à tout instant sur le pilotage du véhicule autonome, sera accompagné d’un opérateur chargé de superviser l’intégralité du système. Toyota met cette voiture en circulation sur la voie publique après des mois de préparation intensive :
validation du système de conduite autonome, formation des conducteurs, analyse de l’itinéraire et dialogue avec les autorités compétentes afin d’obtenir les autorisations nécessaires.

Ce programme de démonstration s’inscrit dans la Vision Globale de Toyota : offrir à tous une mobilité sûre et toujours meilleure. Pour Toyota, la relation entre le conducteur et la voiture s’apparente à une collaboration entre équipiers, une approche nommée « Mobility Teammate Concept ». Pour concrétiser ce mode de déplacement plus sûr et plus accessible, Toyota travaille en parallèle sur deux types de conduite autonome : le Gardien et le Chauffeur1. Tout en développant ces technologies de pointe, l’entreprise démocratise ses équipements de sécurité sur l’ensemble de la gamme. Ainsi, les voitures nouvellement mises à la vente par Toyota peuvent être équipées de systèmes d’aides à la conduite sophistiqués, baptisés respectivement Toyota Safety Sense et Lexus Safety System+2.

Projet européen L3Pilot

Ce véhicule autonome servira aussi à recueillir des données pour le projet européen L3Pilot, auquel participe Toyota aux côtés de 34 autres partenaires, parmi lesquels de grands constructeurs, des équipementiers, des organismes de recherche et les autorités compétentes. L3Pilot est un programme européen lancé en 2017 pour une durée de quatre ans et partiellement financé par la Commission Européenne3. Il prépare le terrain d’essais à grande échelle de conduite autonome, qui impliqueront quelque 1 000 conducteurs, 100 voitures et 10 pays d’Europe. Dans ce contexte, TME étudiera principalement les comportements des automobilistes et la sécurité de fonctionnement de ces systèmes dans un milieu urbain complexe et varié.

1 En mode Gardien, la technique surveille en permanence les tâches du conducteur humain et n’intervient qu’en cas de besoin. En mode Chauffeur, elle assume l’intégralité des fonctions de conduite.
2 La Lexus LS est équipée du système Lexus Safety Sense+A
3 Ce projet a reçu une subvention du programme d’innovation et de recherche Horizon 2020 de l’Union Européenne (Convention de subvention n°723051, financé au titre de H2020-EU.3.4).