Vaucresson, France,
10
Juillet
2015
|
12:00
Europe/Amsterdam

Toyota, Nissan et Honda finalisent les dispositions de leur aide au développement d’une infrastructure d’hydrogène au Japon

Toyota Motor Corporation, Nissan Motor Co., Ltd. et Honda Motor Co., Ltd. viennent de finaliser les  principales dispositions d’un nouveau projet de soutien au développement d’une infrastructure de distribution d’hydrogène au Japon. Tout en s’engageant à prendre en charge une partie des dépenses d’exploitation de ces stations, les trois constructeurs automobiles conviennent d’aider les entreprises d’infrastructure à optimiser le service à la clientèle et à créer un réseau apte à faciliter le quotidien des utilisateurs de véhicule à pile à combustible (FCV, Fuel Cell Vehicle).

Annoncé initialement le 12 février dernier, ce projet conjoint (mené parallèlement à l’aide gouvernementale japonaise aux stations d’hydrogène) couvrira partiellement les frais d’exploitation engagés par les opérateurs responsables de l’infrastructure. En outre, les partenaires du projet feront connaître ces mesures d’aide par des actions communes, afin d’inciter d’autres entreprises à se lancer dans la distribution d’hydrogène. Cette aide financière passera par l’intermédiaire de l’HySUT* (Research Association of Hydrogen Supply/Utilization Technology, l’association de recherche sur les technologies d’approvisionnement et d’utilisation de l’hydrogène), qui met actuellement sur pied un projet destiné à stimuler la demande de FCV.
 

En bref : le projet d’aide à la création d’une infrastructure d’hydrogène

Bénéficiaires de l’aide Les membres de l’HySUT
Champ d’application de l’aide - Couverture des dépenses d’exploitation (personnel, rénovation, etc.) des stations-service d’hydrogène sélectionnées dans le cadre du nouveau projet du NeV (Next Generation Vehicle Promotion Center, centre de promotion des véhicules de nouvelle génération), destiné à soutenir les opérations visant à stimuler la demande de FCV.
- Un tiers des dépenses définies par le projet NeV, à concurrence d’un plafond annuel de 11 millions de yens par station (soit environ 80 000 euros).

Remarque : ce montant peut être réévalué dans certains cas, en fonction des mesures gouvernementales et de l’état d’avancement de la construction/l’exploitation des stations d’hydrogène
Dépôt des candidatures À partir du 1er juillet 2015 (pour l’exercice fiscal en cours)
Remarque : pour le prochain exercice fiscal et au-delà, les dossiers de candidature devront être déposés séparément
Remarque Si la période éligible à l’aide NeV débute avant le 1er juillet, la subvention sera versée avec effet rétroactif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, pour conquérir le grand public en créant un réseau fiable de distribution d’hydrogène, à même de rassurer les propriétaires d’un FCV, les trois constructeurs collaboreront avec les entreprises d’infrastructure sur les trois points suivants :
1. Exploiter les informations telles que les besoins des automobilistes et la fréquentation des stations d’hydrogène afin d’améliorer le service à la clientèle.
2. Optimiser la commodité de ces stations-service en augmentant le nombre de jours d’ouverture et en élargissant les horaires, en fournissant et en améliorant les renseignements nécessaires à leur utilisation, en développant un réseau de stations d’hydrogène facilement accessibles.
3. Accroître la notoriété des FCV et de l’hydrogène auprès du grand public.

Contexte
Pour que les FCV gagnent en popularité, il ne suffit pas de créer des modèles attrayants : encore faut-il développer une infrastructure de stations-service d’hydrogène qui simplifie la vie des clients. Mais les entreprises spécialisées se trouvent confrontées à des difficultés de construction et d’exploitation. Les FCV étant très récents sur le marché, ces stations n’en attendent que de faibles revenus en raison du petit nombre de véhicules en circulation.

Aussi, en juin 2014, le gouvernement japonais a dévoilé sa feuille de route stratégique pour l’hydrogène et les piles à combustible, qui prévoit notamment de subventionner la construction de stations et de revoir la législation. Par ailleurs, en février 2015, il a décidé de financer partiellement les frais d’exploitation des stations d’hydrogène afin d’encourager la demande de FCV. Ainsi, les pouvoirs publics japonais continuent de participer au développement d’une infrastructure de distribution d’hydrogène.

Entre temps, Toyota a lancé la Mirai à pile à combustible fin 2014, tandis que Honda annonçait son projet de commercialisation d'un FCV d’ici avril 2016 et que Nissan prévoit également d'en commercialiser un dès 2017.

À travers ce projet, les trois constructeurs s’engagent à soutenir la construction d’un réseau de distribution d'hydrogène jusqu'à moyen terme, c'est-à-dire jusqu'à ce que les FCV soient bien implantés sur le marché et que le développement d’une infrastructure soit en bonne voie, théoriquement aux alentours de 2020.


*Créée en juillet 2009 à la suite de la Loi japonaise sur les partenariats de R&D portant sur les technologies minières et industrielles, l’association HySUT se donne pour objectif de bâtir une infrastructure d'approvisionnement en hydrogène et de développer un environnement économique propice à la généralisation des FCV à partir de 2015. Elle compte actuellement dix-neuf entreprises/organismes membres, parmi lesquels des entreprises d’infrastructure énergétique et des constructeurs automobiles.